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Que faut-il faire pour penser et expliquer la complexité ? La complexité est-elle compliquée ? Comment simplifier sans être simpliste, modéliser sans dénaturer ?
Même en considérant, souvent par facilité, la formule réductrice mais populaire du "tout est dans tout", comment ne pas envisager le caractère relationnel des choses, ignorer les liens, oublier les interdépendances ? Sans aller jusqu'au "métabolisme territorial" ou SMA (Systèmes Multi-Agents) et si les circonstances ou la sociologie de l'organisation le permettent, les interrogations sur les dysfonctionnements, les ruptures, les antagonismes, les contradictions et les oppositions sont inévitables. Ceux-là même, précisément, qui sont la cause d'un développement devenu, pour le coup, non durable et irresponsable.
Et pour le tourisme ? Comment le penser sans penser "avion", "gaz à effet de serre", "infrastructures", "approvisionnement", "services", "échanges et découverte" ?
Si cette complexité-là est accessible, car elle vient instantanémet à l'esprit, que dire alors :
- d'une concurrence parfois brutale - qui fait que votre taximan survit en travaillant jour et nuit -,
- des problèmes de distribution - qui fait que votre repas manque des fruits de saison abondants dans le paysage et sur les étals mais absents de votre assiette -,
- de la diminution des ressources en eau - qui fait que vous ne pouvez pas prendre la douche salvatrice qui boucle votre excursion -,
- du réchauffement de la planète - qui fait que votre snorkeling se résume à quelques mulets fugitifs au lieu des coraux vantés dans la publicité -,
- de la folklorisation et de la « disneylandisation » de la culture - qui fait que le village visité est un simulacre commercial de la vie villageoise dont on vous a vanté l'authenticité - ?
- du land-art, qui voit des dizaines de tonnes de peinture recouvrir de bleu ou de rouge, à grand renfort de Transall et de générateurs, les déserts du Sinaï, du Maroc et du Tchad (ci-dessus, en bandeau, le massif de l’Ennedi – photographie Daniel Collin) - qui fait que même au cœur du Sahara vous avez devant vos yeux incrédules la part la plus surannée et la plus tendance de la modernité - ?
- d'une certification ou normalisation "solidaire", "durable" ou "équitable" du tourisme - qui semble ignorer que le tourisme commercialise de l'immatériel (sourires, gentillesse, empathie, esthétique...), vend ses produits sur plans (brochures, internet...), fait déplacer le consommateur dans le produit et touche des dizaines de branches dites à touristicité variable, depuis l'hôtellerie-restauration jusqu'au régime foncier et l'aménagement du territoire en passant par les services publics (santé) et privés (banques), les transports, les activités de productions et l'environnement -.
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- Une colonne de fourmis échange des phéromones et bâtit une fourmilière, mais aucune fourmi n'a conscience de la fourmilière.
- Un réseau de gènes interagit par activations et inhibitions, un ensemble de gènes activés défini un tissu : les gènes activés inhibés ne sont pas les mêmes dans les cellules de la peau ou dans celles d'un muscle.
- Le cerveau est un ensemble de neurones qui se transmettent des impulsions électriques.
- La bourse envoie des courtiers effectuer des transactions qui créent des phénomènes globaux tels que bulles ou krachs.
- Un tas de sable provoque des collisions entre les grains qui font naître des avalanches.
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Puisque tout est relié, l'enjeu est sans doute d'apprendre à penser la relation, à la considérer en elle-même, comme un élément majeur à la racine des réponses aux problèmes majeurs de notre temps.
Prenons le tourisme. L’idée est toute simple : proposer une réflexion, à l’aide de schémas relationnels, sur les thèmes traités ou abordés par l’articulation tourismes, territoires et développement durable. Ces schémas sont source de connaissance mais aussi de prolongements en formation, à l’occasion de brain-storming ou tout simplement en direction des autorités, élus, financeurs, professionnels et aussi étudiants, les futurs responsables.
C'est la partie "RESSOURCES DOCUMENTAIRES" de cette page.
En plus des schémas, des liens sont proposés en direction de sites ressources. Au cours de ses études, recherches, activités de formation et interventions sur le terrain en partenariat, BEIRA-CFP a particulièrement apprécié certains sites pour leur contribution à l’articulation des logiques et des dynamiques qui sont au coeur de son projet professionnel. En plus du sens “1+1=3”, ces sites alimentent la réflexion et l’action cohérente, donc plus responsable. La sélection proposée est naturellement infime face aux milliards de page du web. Elles contribuent, de notre point de vue, à faire progresser la réflexion et l’action pour chacun devienne, à sa manière, un “praticien réflexif”.
C'est la partie "SITES APPRÉCIÉS"
Faire évoluer la compréhension des systèmes de relations et les nécessaires « bonnes pratiques » qui en découlent : cet objectif est de la plus grande importance. BEIRA-CFP contribue à l’atteindre. Pour celà, l'idée de vulgariser l'approche systémique du développement a pris corps. C'est le projet "TERRITOIRES RESPONSABLES", TER_RES.
BEIRA-CFP est une structure ressource autant par son activité professionnelle que son mécénat ou son bénévolat. Elle souhaite faire œuvre de pédagogie et contribuer, à la base, à faire prendre conscience des liens de causes à effets, des interdépendances et des conséquences cumulées de millions de nos faits et gestes, consomm-acteurs que nous sommes chez nous mais aussi en déplacement, c'est à dire, quelque fois, "en touriste".
N’hésitez pas à nous contacter pour nous signaler des ressources internet dont vous avez explorées les qualités. Après une visite, nous les mettrons en ligne.

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- Tout objet du monde réel est "complexe" en ce sens qu'aucune description de cet objet ne peut être complète.
- Tout modèle, même subtil, est "simple" en ce sens qu'il repose sur un nombre fini de concepts et de relations fonctionnelles.
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